Jan Dismas Zelenka, Zelenka Missa votiva

Jan Dismas Zelenka, Missa votiva, Kyrie, Vaclav Luks

Jan Dismas Zelenka, Missa votiva, Kyrie

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Jan Dismas Zelenka, Missa votiva, Václav Luks

Il a quelque chose en commun avec le Quatuor à cordes No15 en la mineur Op.132 de Beethoven et la Missa votiva de Zelenka: les deux sont des œuvres tardives écrites comme des prières en remerciement suite au rétablissement de chacun des 2 compositeurs après une grave maladie.

Et, bien que le Zelenka travail est pratiquement inconnu, les deux sont d’impressionnants chefs-d’œuvre. Plus on découvre Jan Dismas Zelenka et de plus en plus, il apparaît comme étant un compositeur majeur de la fin du répertoire baroque ; Si Jan Dismas Zelenka été méconnu durant de longues périodes c’est sans doute que les périodes de sa vie sont sombres et donc par défaut, on a rien trouvé à écrire le concernant. Ce bel enregistrement, par les ensembles Collegium 1704 et Collegium Vocale 1704 sous la direction de Václav Luks pour le label français Zig-Zag Territoires, est d’autant plus impressionnant que la musique sacrée baroque est restée cloîtrée jusqu’à il y a une quinzaine d’année, ce répertoire ayant été mal vu par le régime communiste de Tchécoslovaquie. La forme de la messe de Zelenka est empruntée aux somptueuses messes du sud de l’Italie du début du XVIIIe siècle, avec chacune cinq grandes divisions de la messe (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei), divisons numérotées chacune individuellement à la manière d’un opéra. Ceci dit, la construction de la partition de Zelenka n’est pas anodine. Zelenka réalisation de la forme, cependant, est très diversifié. L’enchaînement des tableaux dans la messe est saisissant, le texte a rarement été réglé de façon personnelle et vivante. Zelenka définit plusieurs des airs dans le style galant de l’opéra en y ajoutant la journée, des syncopes et des effets orchestraux, ceux-ci sont superbement équilibré avec des évocations de l’antiquité. Une partie chantée dont on ignore en l’origine chant trace son chemin à travers le Credo et Zelenka sépare de plusieurs façons différentes la figure chromatique descendante, traçant un quatrième tableau, qui aurait pu trouver son origine dans la polyphonie du début du XVIIe siècle. Il y a plusieurs grandes fugues, mais pas ou on les attend d’habitude : on trouve le « Crucifixus » qui se détache dans un cadre très dramatique, alternant passages rapides et passages lents, du reste du Credo. Il y a plusieurs harmonies pour lesquelles la musique de chambre de Zelenka s’accommode bien, chacune déployées avec dans infaillible tempo. Ici s’arrête la description des divers tableaux car il y en aurait beaucoup à dire. L’œuvre se termine avec le « Dona nobis pacem » qui sert d’ouverture au Kyrie, cette notion est l’un des nombreux traits de composition quelque peu avant-gardistes d’un compositeur de 60 ans. La Missa votiva n’en reste pas moins un chef d’œuvre perdu mais dont on ne peut que recommander la découverte.

Jan Dismas Zelenka Missa votiva

Interprétation

  • Collegium Vocale 1704,  Lenka Torgersen
  • Collegium Vocale 1704, Väclav Luks

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