Chopin Concerto pour piano No1, Allegro maestoso, Martha Argerich

Chopin Concerto pour piano No1, Allegro maestoso, Martha Argerich

Chopin Concerto pour piano No1, Allegro maestoso

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Chopin Concerto pour piano No1, Allegro maestoso en mi mineur, Martha Argerich, Claudio Abbado

L’allegro exprime la nostalgie de Chopin à travers des thèmes lapidaires, qui s’incrusteront au plus profond de votre esprit. Le 1er thème est introduit par l’orchestre, puis développé par le piano à partir de 4:30. S’ensuit un développement qui débouche sur un second thème, moins mélancolique que le premier mais qui inéluctablement conduit à un épanchement lyrique qui trouvera son compte dans le long développement qui suivra quelques secondes plus tard. Chopin exige que les violons jouent avec sourdine dans ce mouvement définitivement intitulé “Larghetto”. Si on discerne l’influence de Hummel dans le premier mouvement, la similitude se borne uniquement à la structure formelle extérieure. Par son enthousiasme et sa fraîcheur d’inspiration, par l’agencement hardi des modulations, Chopin crée un véritable chef d’œuvre. Le rondo, un krakowiak stylisé, brille d’arpèges colorés, de fusées chromatiques, qui tissent autour du chant une fluidité exquise. Tout le concerto prédit le tour de plume et de pensée si absolument personnel de Chopin : il est jeune, cela s’entend, mais il est lui-même.

Vous remarquez qu’à la différence de Beethoven, Rachmaninov, Tchaikovski ou tous ces grands noms à l’origine de fameux concertos pour piano, Chopin privilégie davantage le soliste, au détriment d’un orchestre condamné à rester discret et à faire valoir quelques thèmes simplifiés, qui seront développés dans leur plus grande finesse par le piano. Mais, après tout, Chopin reste LE compositeur pianistique par excellence ; il a donc bien le droit de faire porter la primauté sur son instrument de prédilection !

Chopin crée le concerto en mi mineur le 11 octobre 1830 à Varsovie, peu de temps avant de quitter définitivement sa Pologne natale. Parce qu’il a été publié avant le concerto en fa mineur, celui en mi mineur porte le N°1, mais sa composition en est postérieure. Pour des raisons musicales et personnelles, Chopin semblait préférer ce concerto par la suite, lorsqu’il renonça à sa carrière de virtuose, Chopin l’enseignait davantage que l’autre et à ses yeux, le premier mouvement en était le plus achevé. Par ailleurs, Chopin, qui ne se livre presque jamais sur la signification de ses œuvres, nous laisse une lettre où est décrite exceptionnellement l’essence émotive du second mouvement. Frédéric Chopin s’adresse en ces termes à son ami Titus Woyciechowski :

“L’adagio du nouveau concerto est en mi majeur. Je n’y ai pas recherché la force. C’est plutôt une romance calme et mélancolique. Il doit faire l’impression d’un doux regard tourné vers un lieu évoquant mille charmants souvenirs. C’est comme une rêverie par un beau temps printanier, mais au clair de lune” (Frédéric Chopin)

Ecouter…

  • Frédéric Chopin, Concerto pour piano No1 en mi mineur Op.11, Allegro maestoso

Interprétation

  • Martha Argerich, London Symphony Orchestra, Claudio Abbado

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