Bizet L'Arlésienne Suite No1

Bizet L’Arlésienne Suites 1 et 2 Claudio Abbado

Bizet L’Arlésienne Suites No1 et No2

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  • Georges Bizet, L’Arlésienne Suite No1
  • Georges Bizet, L’Arlésienne Suite No2

Dans le mois qui suit le fiasco théâtral de l’Arlésienne, Bizet réutilise quatre numéros de sa musique, les restructurant et les adaptant en une suite de quatre mouvements pour orchestre symphonique. Le 10 novembre 1872, la première prestation au Cirque d’Hiver sous la direction de Jules Pasdeloup est un triomphe populaire jamais démenti depuis. En 1879, quatre ans après la mort du compositeur, un de ses amis, Ernest Guiraud, adapte à son tour une nouvelle suite sur des numéros de la musique de scène, y ajoutant également un menuet emprunté au troisième acte de La Jolie Fille de Perth, opéra de 1866 d’après Walter Scott.

Les deux suites sont construites comme de petites symphonies de la période classique, en quatre mouvements. Pour s’adapter au format de concert, elles ne suivent pas la chronologie de la pièce de Daudet. La première est constituée de l‘Ouverture No1, du Menuetto No17, du Mélodrame No19 et du Carillon No18; la deuxième comprend la Pastorale N°7, l‘Intermezzo No15, le Menuetto extrait d’un opéra et la Farandole reprise des No23 et 24. Le traditionnel orchestre symphonique s’enrichit de la toute dernière création instrumentale: le saxophone alto. Bizet, connaissant bien les problèmes de certains orchestres pour avoir un effectif complet, a noté sur certaines partitions des passages “à défaut” (écrits en notes plus petites) en cas d’absence de tel ou tel instrument. Par exemple, les solos de saxophone sont notés sur les partitions de première ou de deuxième clarinette.

Bizet, c’est un peu le Mozart français du XIXème siècle: un sens parfait de la mesure, une maîtrise éclatante de l’orchestre, comme en témoigne sa Symphonie de jeunesse (écrite à 17 ans), dont l’élan et la rutilance nous ramènent vers la symphonie “L’Italienne” et “le Songe d’une nuit d’été” de Mendelssohn, et annoncent la Symphonie classique de Prokofiev. Bizet, un concentré de Haydn et Schubert, une fraîcheur dans l’inspiration et aussi, dans le mouvement lent, quelques instants de malaise qui s’évanouissent dans le pétillant finale. Mais c’est dans les suites tirées de la musique de scène de L’Arlésienne de Daudet qu’on est immédiatement saisi par le drame et ses clairs obscurs permanents dont la description par Bizet est d’une grande profondeur. Dieu qu’il sonne bien, le prélude de la première suite, avec son thème de marche impétueux auquel Claudio Abbado rend toute sa virilité sans verser dans la dureté. Au début de la deuxième suite, Bizet va intégrer un savant mélange de folklore provençal (avec flûtes et castagnettes) et d’atmosphère dramatique apparaît d’une originalité rare. Le tout culmine sur une Farandole où le génial Bizet ne perd jamais le sens de la mesure. Le London Symphony Orchestra est transparent: on perçoit toute la trame qui n’est justement pas vide de substance, de la flûte au saxophone, on frémit en sondant le tréfonds des cordes. Claudio Abbado a réussi pleinement son pari: son inoubliable Bizet.

Ecouter…

  • Georges Bizet, L’Arlésienne Suites 1 et 2

Interprétation

  • London Symphony Orchestra, Claudio Abbado
  1. Georges Bizet Suite No1 de L'Arlésienne London Symphony Orchestra Claudio Abbado
  2. Georges Bizet Suite No2 de L'Arlésienne London Symphony Orchestra Claudio Abbado

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