Richard Wagner Die Meistersinger von Nürnberg, Eugen Jochum

Richard Wagner Die Meistersinger von Nürnberg, Eugen Jochum

Wagner Die Meistersinger von Nürnberg Prélude

Composition

  • 1861 – 1867
  • Livret: Richard Wagner
  • Musique: Richard Wagner

Création

  • Dresde, le 21 juin 1868

Interprétations

  • Orchestre de l’Opéra de Berlin, Eugen Jochum
  • Berliner Philharmoniker, Wilhelm Furtwängler
  • Philharmonia Orchestra, Herbert von Karajan
  • Philharmonia Orchestra, Otto Klemperer
  • Orchestre Philharmonique de Vienne, Hans Knappertbusch

Wagner Die Meistersinger von Nürnberg, Prélude

L’utilisation de l’Ut majeur par Wagner n’est pas un hasard dans ce prélude. C’est en majorité une tonalité gaie et joyeuse décrivant bien le caractère festif de l’opéra de l’opéra de Wagner. Wagner commence par le pompeux motif des Maîtres Chanteurs, les caractérisant bien: ce sont des citoyens puissants et satisfaits d’eux-mêmes, traditionalistes n’acceptant que très peu le changement. Le motif lyrique voulu par Wagner, symbolisant la volonté du renouveau voulue par Sachs et Walther résonne doucement, mais Walther échoue à convaincre les Maîtres d’où l’étouffement subit du motif par l’énergique marche des Maîtres Chanteurs. Celle-ci cède sa place au motif représentant la bonne volonté de la confrérie que Gustave Kobbé appelle “motif de la Fraternité de l’Art”, allant crescendo jusqu’à un forte exposant le motif de l’Idéal artistique, que Wagner va faire se superposer aux thèmes des Maîtres Chanteurs. Wagner va faire émerger une mélodie pleine de force émotionnelle, dont l’idée est celle qui pousse Walther à participer au concours de chant: l’amour d’Eva, c’est le motif de l’Ardeur Impatiente (dixit toujours Kobbé). Il est suivi par un fugitif passage du chant de Walther (toujours en ébauche à l’acte II) menant au superbe motif du Printemps qui n’est pas sans rappeler celui de la Walkyrie. Puis dans un passage léger et très drôle confié aux violons, flûtes et hautbois, Wagner tourne en ridicule les Maîtres Chanteurs avant d’ajouter justement le motif du Ridicule en lui-même. Le fait qu’ici le motif du Printemps composé par Wagner n’arrive pas à s’imposer montre que Walther et Sachs ont encore beaucoup à faire avant de convaincre les Maîtres. Mais le triomphe est au bout du combat et lorsque le motif des Maîtres Chanteurs et celui de la Fraternité de l’Art reviennent toujours aussi énergiquement, les bois jouent avec vivacité le Chant de Concours de Walther qui semble être porté par les cuivres pompeux. Enfin les Maîtres, convaincus, reconnaissent Walther et le travail de Sachs et le supportent avec ferveur.

L’ouverture s’ouvre avec une magnifique présentation du thème principal des Maîtres chanteurs cela est entendu sous différentes formes tout au long de la pièce. Un deuxième thème apparaît de suite. Nous avons 2 thèmes dont Wagner s’est inspiré et que l’on retrouve qui se trouve dans un livre publié à Nuremberg en 1697. Les leitmotivs se succèdent pour construire un énorme finale dans lequel Wagner va exploiter son sens inné de l’orchestration. Les Maîtres chanteurs de Nuremberg est son avant dernier opéra et sa seule intrusion dans l’univers de la comédie. L’ouverture de l’opéra est célèbre par son caractère joyeux, pompeux et débordant de vie, conséquence de la lumineuse tonalité d’ut majeur. C’est sans doute un des préludes les plus réussis de Wagner, il contient les principaux leitmotivs de l’œuvre, résumant l’opéra. L’ouverture commence par le pompeux motif des Maîtres chanteurs, les caractérisant bien: ce sont des citoyens puissants et satisfaits d’eux-mêmes, traditionalistes n’acceptant que très peu le changement. Le motif lyrique, symbolisant la volonté de renouveau voulue par Sachs et Walther résonne doucement, mais Walther échoue à convaincre les Maîtres d’où l’étouffement subit du motif par l’énergique marche des Maîtres chanteurs auquel succède le motif représentant la bonne volonté de la confrérie qu’on appelle “motif de la Fraternité de l’Art”, allant crescendo jusqu’à un forte exposant le motif de l’idéal artistique, qui finit par se superposer aux thèmes des Maîtres chanteurs. Ce thème est l’allégorie musicale de la lutte entre les esprits progressistes et conservateurs. Émerge ensuite une belle phrase pleine de force émotionnelle, dont l’idée est celle qui pousse Walther à participer au concours de chant. Elle est suivie par un fugitif passage du chant de Walther menant au superbe motif du Printemps qui n’est pas sans rappeler celui de la Walkyrie. Puis dans un passage léger et très drôle confié aux violons, flûtes et hautbois, Wagner tourne en ridicule les Maîtres chanteurs avant d’ajouter justement le motif du Ridicule en lui-même. Le fait qu’ici le motif du Printemps n’arrive pas à s’imposer montre que Walther et Sachs ont encore beaucoup à faire avant de convaincre les Maîtres. Mais le triomphe est au bout du combat et lorsque le motif des Maîtres chanteurs et celui de la Fraternité de l’Art reviennent toujours aussi énergiquement, les bois jouent avec vivacité le Chant de Concours de Walther qui semble être porté par les cuivres pompeux. Enfin les Maîtres, convaincus, reconnaissent Walther et le travail de Sachs et le supportent avec ferveur. L’allégresse générale de la joyeuse coda anticipe l’heureux dénouement de l’œuvre.

Wagner Die Meistersinger von Nürenberg Hans Knappertsbuch

Wagner Die Meistersinger von Nürenberg Hans Knappertsbuch

Wagner Die Meistersinger von Nürnberg

Prélude

L’utilisation de l’Ut majeur par Wagner n’est pas un hasard dans ce prélude. C’est en majorité une tonalité gaie et joyeuse décrivant bien le caractère festif de l’opéra de l’opéra de Wagner. Wagner commence par le pompeux motif des Maîtres Chanteurs, les caractérisant bien: ce sont des citoyens puissants et satisfaits d’eux-mêmes, traditionalistes n’acceptant que très peu le changement. Le motif lyrique voulu par Wagner, symbolisant la volonté du renouveau voulue par Sachs et Walther résonne doucement, mais Walther échoue à convaincre les Maîtres d’où l’étouffement subit du motif par l’énergique marche des Maîtres Chanteurs. Celle-ci cède sa place au motif représentant la bonne volonté de la confrérie que Gustave Kobbé appelle “motif de la Fraternité de l’Art”, allant crescendo jusqu’à un forte exposant le motif de l’Idéal artistique, que Wagner va faire se superposer aux thèmes des Maîtres Chanteurs. Wagner va faire émerger une mélodie pleine de force émotionnelle, dont l’idée est celle qui pousse Walther à participer au concours de chant: l’amour d’Eva, c’est le motif de l’Ardeur Impatiente (dixit toujours Kobbé).

Il est suivi par un fugitif passage du chant de Walther (toujours en ébauche à l’acte II) menant au superbe motif du Printemps qui n’est pas sans rappeler celui de la Walkyrie. Puis dans un passage léger et très drôle confié aux violons, flûtes et hautbois, Wagner tourne en ridicule les Maîtres Chanteurs avant d’ajouter justement le motif du Ridicule en lui-même. Le fait qu’ici le motif du Printemps composé par Wagner n’arrive pas à s’imposer montre que Walther et Sachs ont encore beaucoup à faire avant de convaincre les Maîtres. Mais le triomphe est au bout du combat et lorsque le motif des Maîtres Chanteurs et celui de la Fraternité de l’Art reviennent toujours aussi énergiquement, les bois jouent avec vivacité le Chant de Concours de Walther qui semble être porté par les cuivres pompeux. Enfin les Maîtres, convaincus, reconnaissent Walther et le travail de Sachs et le supportent avec ferveur.

L’ouverture s’ouvre avec une magnifique présentation du thème principal des Maîtres chanteurs cela est entendu sous différentes formes tout au long de la pièce. Un deuxième thème apparaît de suite. Nous avons 2 thèmes dont Wagner s’est inspiré et que l’on retrouve qui se trouve dans un livre publié à Nuremberg en 1697. Les leitmotivs se succèdent pour construire un énorme finale dans lequel Wagner va exploiter son sens inné de l’orchestration. Les Maîtres chanteurs de Nuremberg est son avant dernier opéra et sa seule intrusion dans l’univers de la comédie. L’ouverture de l’opéra est célèbre par son caractère joyeux, pompeux et débordant de vie, conséquence de la lumineuse tonalité d’ut majeur. C’est sans doute un des préludes les plus réussis de Wagner, il contient les principaux leitmotivs de l’œuvre, résumant l’opéra. L’ouverture commence par le pompeux motif des Maîtres chanteurs, les caractérisant bien: ce sont des citoyens puissants et satisfaits d’eux-mêmes, traditionalistes n’acceptant que très peu le changement. Le motif lyrique, symbolisant la volonté de renouveau voulue par Sachs et Walther résonne doucement, mais Walther échoue à convaincre les Maîtres d’où l’étouffement subit du motif par l’énergique marche des Maîtres chanteurs auquel succède le motif représentant la bonne volonté de la confrérie qu’on appelle “motif de la Fraternité de l’Art”, allant crescendo jusqu’à un forte exposant le motif de l’idéal artistique, qui finit par se superposer aux thèmes des Maîtres chanteurs. Ce thème est l’allégorie musicale de la lutte entre les esprits progressistes et conservateurs. Émerge ensuite une belle phrase pleine de force émotionnelle, dont l’idée est celle qui pousse Walther à participer au concours de chant. Elle est suivie par un fugitif passage du chant de Walther menant au superbe motif du Printemps qui n’est pas sans rappeler celui de la Walkyrie. Puis dans un passage léger et très drôle confié aux violons, flûtes et hautbois, Wagner tourne en ridicule les Maîtres chanteurs avant d’ajouter justement le motif du Ridicule en lui-même. Le fait qu’ici le motif du Printemps n’arrive pas à s’imposer montre que Walther et Sachs ont encore beaucoup à faire avant de convaincre les Maîtres. Mais le triomphe est au bout du combat et lorsque le motif des Maîtres chanteurs et celui de la Fraternité de l’Art reviennent toujours aussi énergiquement, les bois jouent avec vivacité le Chant de Concours de Walther qui semble être porté par les cuivres pompeux. Enfin les Maîtres, convaincus, reconnaissent Walther et le travail de Sachs et le supportent avec ferveur. L’allégresse générale de la joyeuse coda anticipe l’heureux dénouement de l’œuvre.

Richard Wagner, Compositeur

Richard Wagner

Richard Wagner

Période Classique

Né le 22 mai 1813 à Leipzig (Allemagne)

Décédé le 13 février 1883 à Venise (Italie)

Richard Wagner doit son importance dans l’histoire de la musique occidentale à ses opéras, en particulier L’Anneau du Nibelung, (Tétralogie) festival scénique en un prologue et trois journées dont il a écrit lui-même les poèmes et dont la conception bouscule délibérément les habitudes de l’époque pour aller, selon ses propres termes, vers un “art total”: spectacle complet, mélodie continue et emploi du leitmotiv.

La vie bohème et fantasque lui fait endosser de multiples habits: révolutionnaire sans un sou, fugitif traqué par la police, homme à femmes, confident intime du roi Louis II de Bavière, critique et analyste musical, intellectuel en proie aux errements idéologiques de son époque qui sera récupéré par les nazis; le comportement de Wagner et ses œuvres ne laissent personne indifférent. Aussi doué pour nouer des amitiés dans les cercles artistiques et intellectuels que pour les transformer en inimitiés, sachant créer le scandale comme l’enthousiasme, Wagner suscite des avis partagés et souvent enflammés de la part de ses contemporains. Ses conceptions artistiques avant-gardiste ont eu une influence déterminante dans l’évolution de la musique dès le milieu de sa vie. À l’égal d’un Verdi né la même année, mais au style radicalement différent, Wagner est considéré comme l’un des plus grands compositeurs d’opéras du XIXe siècle. Son père, petit fonctionnaire municipal, meurt six mois après sa naissance. Au mois d’août de l’année 1814, sa mère épouse l’acteur Ludwig Geyer qui pourrait bien être le véritable père de Wagner. Geyer meurt quelques années plus tard, non sans avoir transmis au jeune Wagner sa passion pour le théâtre. C’est pourquoi Wagner nourrit d’abord l’ambition de devenir dramaturge. Puis, vers l’âge de quinze ans, il découvre la musique qu’il décide d’étudier en s’inscrivant à l’université de Leipzig en 1831. Parmi les compositeurs qui exercent sur lui une influence notable, on peut citer Carl Maria von Weber, Ludwig van Beethoven et Franz Liszt.

Wagner Die Mesitersinger von Nürnberg Prélude

Interprétations

  • Orchestre de l’Opéra de Berlin, Eugen Jochum
  • Berliner Philharmoniker, Wilhelm Furtwängler
  • Philharmonia Orchestra, Herbert von Karajan
  • Philharmonia Orchestra, Otto Klemperer
  • Orchestre Philharmonique de Vienne, Hans Knappertbusch
Eugen Jochum, Chef d'orchestre

Eugen Jochum

Eugen Jochum

Chef d’orchestre

Dernier des grands chefs d’orchestre allemands formés dans la tradition post-romantique, Eugen Jochum naît à Babenhausen, en Bavière, le 1er novembre 1902. Eugen travaille d’abord le piano et l’orgue à Augsbourg, puis il va étudier à l’académie de musique de Munich, où il est l’élève de Siegmund von Hausegger (direction d’orchestre) et d’Hermann von Waltershausen (composition). Munich deviendra son véritable foyer musical. Il y découvre, grâce à von Hausegger, la musique de Bruckner, dont la plupart des symphonies avaient été créées par l’Orchestre Philharmonique de Munich. Pendant la saison 1924-1925, il est répétiteur à l’opéra de Munich puis occupe les mêmes fonctions à Mönchengladbach et à Kiel, en 1926, où il est nommé chef d’orchestre (1927-1929). Pour son premier concert, en 1926, à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Munich, il dirige la Septième Symphonie de Bruckner, qui deviendra son œuvre fétiche. Pendant qu’il est à Kiel, il dirige les concerts symphoniques à la Musikverein de Lübeck (où Furtwängler et Abendroth avaient dirigé avant lui) puis est nommé à l’opéra de Mannheim (1929-1930) avant de devenir directeur général de la musique à Duisbourg (1930-1932). En 1932, il est  nommé directeur musical à la Radio de Berlin et il dirige régulièrement à l’opéra. Mais il quitte la ville deux ans plus tard devant la montée nazie. À Hambourg, il  succède à Karl Böhm comme directeur général de la musique (1934-1949).

Wilhelm Furtwängler, Chef d'orchestre

Wilhelm Furtwängler

Wilhelm Furtwängler

Chef d’orchestre

Dans le monde de la direction d’orchestre Wilhelm Furtwängler fait figure d’exception: plus d’un siècle après sa naissance, il est le seul chef dont les témoignages sonores n’ont connu aucune éclipse continuant à susciter l’admiration, la discussion. Sa stature, sa démarche d’interprétation, les fonctions que Wilhelm Furtwängler a occupées en ont fait un chef hors du commun. Un peu réticent à l’égard du disque surtout dans ses premiers temps, Wilhelm Furtwängler a bénéficié des recherches d’admirateurs infatigables qui ont exhumé des enregistrements de concert partout où il pouvait se trouver. Tous ces documents ont été modernisés et ont connu d’emblée les honneurs de la gravure numérique. Au cœur de cette action figurent les sociétés Wilhelm Furtwängler qui ont vu le jour principalement dans les pays occidentaux et qui jouent, en outre, un rôle médiatique non négligeable. Cette médiatisation de son art, qu’il avait toujours refusée, n’a pas fait pour autant de lui une vedette. Wilhelm Furtwängler reste celui dont Fred Goldbeck a dit qu’il était “l’art de diriger fait homme”. Paradoxalement, alors qu’il n’avait pas fait école de son vivant, n’apportant aucun enseignement direct à de jeunes chefs d’orchestre, Wilhelm Futrwängler semble inspirer la démarche de toute une génération qui a grandi plusieurs années après sa disparition, de Daniel Barenboïm à Simon Rattle, génération qui a su dépasser les problèmes politiques ou les choix d’un répertoire pour recevoir ce qui existe et non supputer ce qui aurait pu exister.

Herbert von Karajan, Chef d'orchestre

Herbert von Karajan

Herbert von Karajan

Chef d’orchestre

Homme de légende, Herbert von Karajan est certainement l’interprète qui laissera l’empreinte musicale la plus profonde sur la seconde moitié du XXe siècle, tant il a su faire évoluer son art et l’adapter aux moyens de communication de son temps; homme de conflit, Herbert von Karajan a construit sa carrière autour de deux phalanges prestigieuses, l’Orchestre Philharmonique de Berlin (dont il était le chef permanent à vie) et l’Orchestre Philharmonique de Vienne, alternant brouilles et réconciliations avec les responsables de ces formations ou les institutions dans le cadre desquelles elles évoluaient pour l’essentiel de leurs activités (Opéra de Vienne, festival de Salzbourg); le dernier acte commence au printemps de l’année 1989, lorsqu’Herbert von Karajan décide quitter les musiciens berlinois. Quelques mois plus tard, le 16 juillet, pendant les répétitions d’Un bal masqué à Salzbourg, une crise cardiaque le terrasse. En janvier 1929, Herbert von Karajan donne son premier concert public, à ses frais. L’intendant du théâtre d’Ulm y assiste et l’engage immédiatement comme chef de chant. Deux mois plus tard, il fait ses débuts lyriques à Ulm dans Les Noces de Figaro et accède rapidement au poste de chef d’orchestre permanent. L’été, il est assistant au cours de direction d’orchestre du Festival de Salzbourg. En 1934, Herbert von Karajan est engagé comme chef d’orchestre à Aix-la-Chapelle et un an plus tard, il y est le plus jeune directeur général de la musique de toute l’Allemagne (1935-1941).

Otto Klemperer, Chef d'orchestre

Otto Klemperer

Otto Klemperer

Chef d’orchestre

Chef d’orchestre allemand considéré comme l’un des ultimes détenteurs des traditions d’interprétations du répertoire germanique du XXe siècle, Otto Klemperer constitue un maillon essentiel entre Gustav Mahler et Richard Strauss, deux compositeurs qu’il a bien connus. Dans un premier temps, Otto Klemperer étudie au Hoch Conservatorium à Francfort-sur-le-Main, ensuite le violon et le piano au Klindworth-Scharwenka et au Conservatoire Stern à Berlin, la composition avec le compositeur allemand Pfitzner. Il débute à Berlin en 1905, où il dirige une cinquantaine de représentations d’Orphée aux Enfers d’Offenbach avec une direction qui déjà permettrait d’identifier l’approche sérieuse et profondément personnelle de la musique que possède le chef d’orchestre allemand. Peu de temps après, il rencontre Gustav Mahler à Vienne et impressionne le compositeur en jouant au piano et de mémoire un scherzo d’une Symphonie du compositeur. Avec la recommandation personnelle de Mahler, Otto Klemperer est nommé chef de chœur et chef d’orchestre à l’Opéra allemand à Prague.

Hans Knappertsbusch, Chef d'orchestre

Hans Knappertsbusch

Hans Knappertbusch

Chef d’orchestre

Le chef d’orchestre allemand Hans Knappertsbusch formé dans la tradition wagnérienne de Bayreuth, dont il était l’un des derniers détenteurs en ligne directe est né à Elberfeld, le 12 mars 1888

Hans Knappertsbusch fait des études de philosophie à Bonn avant de s’orienter vers la musique: il travaille avec Fritz Steinbach et Otto Lohse au Conservatoire de Cologne (1908-1912). Le jeune musicien obtient un premier poste de chef d’orchestre à Müllheim (1910-1912) qui lui permet, chaque été, de travailler à Bayreuth comme assistant de Hans Richter et de Siegfried Wagner. le chef d’orchestre dirige ensuite à Bochum (1912-1913). En 1914, au cours d’un festival Wagner organisé aux Pays-Bas, il est le premier chef allemand à diriger intégralement Parsifal en dehors de Bayreuth. Le chef d’orchestre est ensuite Operndirektor (directeur musical à Elberfeld (1913-1918), premier chef à l’Opéra de Leipzig (1918-1919) et directeur général de la musique au Friedrich Theater de Dessau (1919-1922). Puis il est nommé directeur général de la musique à l’Opéra de Munich, où le chef d’orchestre succède à Bruno Walter (1922-1936) et s’impose, en quelques années, comme l’une des principales figures de l’école allemande. Malgré la notoriété qu’il avait alors acquise, le chef d’orchestre dirige assez peu à l’étranger.

Ecouter…

Die Meistersinger von Nürnberg Prélude

Interprétations

  • Orchestre de l’Opéra de Berlin, Eugen Jochum
  • Berliner Philharmoniker, Wilhelm Furtwängler
  • Philharmonia Orchestra, Herbert von Karajan
  • Philharmonia Orchestra, Otto Klemperer
  • Orchestre Philharmonique de Vienne, Hans Knappertbusch

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Richard Wagner, Die Meistersinger von Nurnberg

Discographie comparée

Interprétations

  • Orchestre de l’Opéra de Berlin, Eugen Jochum
  • Berliner Philharmoniker, Wilhelm Furtwängler
  • Philharmonia Orchestra, Herbert von Karajan
  • Philharmonia Orchestra, Otto Klemperer
  • Orchestre Philharmonique de Vienne, Hans Knappertbusch

Ecueil de la partition

Il est important d’apprécier une ouverture de Wagner indépendamment de l’art total que le prélude est censé introduire. Sans doute comme disait Paul Dukas pour qui le prélude des Maîtres chanteurs de Nuremberg correspond au plan symphonique d’un morceau indépendant. L’ouverture s’architecture autour de 5 leitmotive : Les maîtres chanteurs, L’amour naissant, la bannière, la passion, thème d’amour qui traduisent à la fois la dimension festive, glorieuse, amoureuse de la page. Toute bonne interprétation doit faire ressortir les climats successifs mais aussi fondre l’ensemble dans un geste lyrique et narratif sans baisse de tension. L’orchestre brillera d’autant mieux qu’une baguette solide théâtralisera ce constant dialogue instrumental selon Wagner.

Ce que j’en pense…

Eugen Jochum

Les forces du Deutsche Oper de Berlin avec Eugen Jochum à leur tête peignent un lever de rideau immédiatement généreux, alerte, classique, réfléchi, volontaire, mais sans lourdeur. Jochum laisse s’exprimer la fluidité du discours et les dialogues entre pupitres ainsi que la faculté du chef à concilier les contraires, sérieux et légèreté, joie et mélancolie, bref, un sentiment d’évidence par-delà la sensualité limitée de la phalange. C’est un très beau son d’orchestre avec le climat brucknérien de cette ouverture un peu compacte et manquant de respiration, certes, mais magnifiquement menée, nous voici au sein d’un théâtre humaniste, pétillant et toujours projeté de l’avant: un modèle d’équilibre qu’illumine le métier sûr de Jochum.

  • Orchestre de l’Opéra de Berlin, Eugen Jochum

Wilhelm Furtwängler

La lecture de Wilhelm Furtwängler et du Philharmonique de Berlin n’a pas pris une ride. Certes, le souffle et la distance du son mono nous rappellent bien les années 1940, mais le lyrisme puissant, la tension maintenue de la première à la dernière mesure parlent d’eux-mêmes. On peut estimer que le coté contrapuntique n’est pas flagrant mais être en désaccord quand il juge l’atmosphère joyeuse; elle est certes cohérente mais l’allégresse, marquée par un mélange de gravité et d’élévation. Cela n’exulte pas, c’est parfaitement mené, romantique et pas dégoulinant, vif et bien étagé malgré la prise de son. En clair un voyage à ne pas négliger pour qui veut tutoyer les cimes wagnériennes.

  • Berliner Philharmoniker, Wilhelm Furtwängler

Herbert von Karajan

La soirée historique du Festival de Bayreuth 1951 dirigée par Herbert von Karajan s’enflamme. Il y a aspect jubilatoire, hyper intense, irrésistible. Cela ne ressemble à rien d’autre!  À Furtwängler, peut-être? Un peu pour son caractère allant et festif. Bien sûr, on pourra toujours gloser sur le son mono et l’acoustique si spéciale liée à la fosse enfouie sous la scène; on pourra aussi critiquer la justesse très relative d’un Orchestre du Festival, ses décalages assez systématiques qui créent une impression de bazar. Mais on restera bouche bée devant cet  élan jamais boursouflé et cette conviction. C’est volcanique! Le jeune Karajan emporte tout sur son passage et traduit la fête de Nuremberg, ses mystères et sa poésie avec une énergie ahurissante. Une expérience à vivre.

  • Philharmonia Orchestra, Herbert von Karajan

Otto Klemperer

Le vieil Otto Klemperer déploie à la tête du Philharmonia Orchestra une architecture qui n’a pas son pareil. Est-ce là l’esprit des Maîtres? Cette austérité cérémoniale, cette lenteur hypnotique teintée de pessimisme jusque dans l’énoncé des thèmes les plus gaillards? Il y a dans le déploiement de cette grande arche tragique une ironie grinçante… mahlérienne. On peut juger la vision hautement pensée, capable d’habiter chaque seconde d’un tempo très lent. C’est métaphysique, c’est le Saint Art allemand tellement maîtrisé et construit! L’hiératisme majestueux n’interdit pas la grande lisibilité des différents plans. Atypique, la battue impénétrable de Klemperer élève à Wagner un monument déchiffre les codes d’un théâtre quasi sacré.

  • Philharmonia Orchestra, Otto Klemperer

Hans Knappertbusch

L’équation de rêve. Non seulement on est sur scène, dans la réalité poétique des ruelles de Nuremberg, quelque part entre Bach et Strauss, mais l’orchestre est une pure splendeur  avec ses violons soyeux, ses basses sépulcrales, une petite harmonie qui crépite. Un théâtre aux mille couleurs où la circulation des leitmotive est virtuose,  chacun d’entre eux étant phrasé avec éloquence et goût des images. C’est dense, léger, une version vivante, notamment grâce à une tonicité constante de la pulsation, y compris dans les passages lyriques. Voilà le complément jouissif à la vision si accomplie de Jochum : la première à connaître, et s’il n’en fallait garder qu’une, la seule.

  • Orchestre Philharmonique de Vienne, Hans Knappertbusch

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