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Jean-Baptiste Pergolèse Stabat Mater Philippe Jaroussky

Jean-Baptiste Pergolèse Stabat Mater Philippe Jaroussky

Jean-Baptiste Pergolèse, Stabat Mater

  • Giovanni Battista Pergolesi ou Jean-Baptiste Pergolèse, Stabat Mater

Création

  • Janvier 1736

Tableaux

  • Stabat Mater dolorosa
  • Cujus animam gementem
  • O quam tristis et afflicta
  • Quae moerebat et dolebat
  • Quis est homo qui non fleret
  • Vidit suum dulcem natum
  • Eja Mater, fons amoris
  • Fac ut ardeat cor mcum
  • Sancta Mater, istud agas
  • Fac ut portem Christi mortem
  • Inflammatus et accensus
  • Quando corpus morietur

Interprétation

  • Julia Lezhneva, soprano
  • Philippe Jaroussky, contreténor
  • Coro della Radiotelevisione svizzera, Lugano
  • I Barocchisti, Diego Fasolis

Giovanni Battista Pergolèse, Stabat Mater

Le texte du Stabat Mater est une relecture poignante de la Passion du Christ dans laquelle le poète, probablement un moine franciscain du XIIIème siècle, imagine les souffrances de la Vierge Marie au pied de la Croix et demande à les partager. Entré dans la liturgie au XVème siècle, ce texte fut ensuite banni par l’Eglise en raison de sa sentimentalité et de son langage trop ouvertement chargé d’émotion. Cette version forte et personnelle de la Passion continua néanmoins à séduire les compositeurs, en particulier Josquin des Prez et Palestrina au XVIème siècle, et Vivaldi et Alessandro Scarlatti au début du XVIIIème.

Connaissant une popularité croissante en marge de la liturgie, le Stabat Mater lui fut réintégré en 1727 lorsque le pape Benoît XIII autorisa son emploi lors de la Fête de Notre-Dame des Sept Douleurs pendant le Carême.

En 1734, Pergolèse reçut commande d’un Stabat Mater par la confrérie napolitaine des Chevaliers de La Vierge des Sept Douleurs, qui se réunissait à l’église San Luigi di Palazzo où le mécène de Pergolèse, le duc de Carafa Maddaloni, possédait une chapelle privée. Pendant son second séjour à Naples entre 1708 et 1717, Alessandro Scarlatti avait écrit pour les dévotions du Carême des chevaliers un Stabat Mater dont le mince effectif: un castrat soprano et un castrat alto accompagnés par des cordes, reflétait les moyens limités de la confrérie et le cadre intime dans lequel l’œuvre serait donnée. Pergolèse hérita de l’effectif modeste de son prédécesseur, mais Jean-Baptiste Pergolèse fut apparemment libre de mettre à jour le style musical. Il acheva la composition peu avant de mourir de la tuberculose en mars 1736, au tendre âge de vingt-six ans, mais son Stabat Mater connut bientôt un succès foudroyant dans toute l’Europe et fit ensuite l’objet de maintes révisions et adaptations y compris par Bach et au gré des modes musicales qui s’ensuivirent.

Composition

Sachant que son Stabat Mater serait donné devant un public privé et musicalement cultivé, Pergolèse recourut au style le plus à la mode et le plus expressif qu’il connût: le langage de l’opéra. Si l’unité standard de l’opéra d’alors, l’air da capo, était en soi trop profane pour l’église, le nouveau style plus léger que Pergolèse avait développé dans ses Intermezzi comiques (par exemple, La serva padrona de 1733) pouvait être aisément adapté à des fins plus sérieuses.

La franchise de l’expression, la transparence de la texture qui lui avaient si bien réussi au théâtre allaient maintenant servir à donner un impact immédiat et une grande variété mélodique à la longue lamentation du Stabat Mater.

Après la mort de Pèrgolese, quand son Stabat Mater fut largement connu, le style de l’œuvre partagea l’opinion. Certains critiques, comme le théoricien italien Padre Martini, le jugèrent trop évocateur des opéras du compositeur italien et d’une humeur trop légère pour véhiculer “des sentiments de piété, de dévotion et de contrition’’. Le musicologue britannique Charles Burney, en revanche, admira “la clarté, la simplicité, la vérité et la douceur d’expression” de Pergolèse, ajoutant que “même là où les parties sont maigres et souvent à l’unisson, l’exécution en concert produit des effets plus grands et plus beaux que ne le laisserait supposer la lecture de la partition” mais c’est en France que Pergolèse trouva ses plus fervents défenseurs. Plusieurs auteurs avouèrent être émus aux larmes par sa musique et Jean-Jacques Rousseau éleva le début du Stabat Mater au rang de “duo le plus parfait et le plus touchant qui soit sorti de la plume d’aucun musicien’’. Quelques années auparavant, l’écrivain et voyageur Charles de Brosses, arrivé un peu trop tard pour rencontrer Pergolèse en personne, avait exprimé son affliction en ces termes:

“Mon pauvre favori vient de mourir de la poitrine… mais son Stabat Mater est regardé comme le chef-d’œuvre de la musique latine. Jean-Baptiste Pergolèse n’y a guère de pièce plus vantée que celle-ci pour la profonde science des accords.” (Charles de Brosses)

Beaucoup d’écrivains admirèrent les douloureuses harmonies du duo d’ouverture, dans lequel des vagues de dissonances se heurtent et se résolvent au-dessus de la progression inexorable de la ligne de basse. Ce langage est essentiellement celui que Corelli avait inauguré des dizaines d’années plus tôt dans ses sonates en trio et ses concertos, mais Pergolèse lui donne un tour moderne par l’usage d’harmonies plus riches et de phrases en soupirs à la manière du nouveau style galant. D’un bout à l’autre, le vocabulaire de Pergolèse est progressiste-chromatismes imagés, appoggiatures, trilles répétés et sert à souligner, peindre et rehausser chaque détail du texte. Ses accompagnements pour cordes, bien que de texture simple, sont aussi au service du texte: des appoggiatures douloureusement dissonantes hérissent les premières phrases du “Fac ut portem Christi mortem”, tandis que des chromatismes dérangeants créent une atmosphère de souffrance sous-jacente dans le “Vidit suum”, le “Eja Mater” et le “Sancta Mater”. Là où le texte reprend explicitement le langage de la Bible et l’imagerie de la Passion, Pergolèse suit des modèles musicaux bien établis: l’écriture saccadée des cordes, avec ses rythmes pointés, imite la flagellation du Christ dans le “Fac ut portem” et l’on entend les coups sonores du “glaive” du chagrin qui transperce le cœur de la Vierge dans le “Cujus animam gementem”.

Si les phrases syncopées du “Quae moere bat” nous paraissent aujourd’hui d’une allégresse peu appropriée à la gravité du texte, leur fonction rhétorique était à l’origine de suggérer l’anxiété et l’inquiétude aux cordes ainsi que des sanglots étouffés dans la partie vocale; loin d’être ornementaux, les trilles répétés aux mots “et tremebat” illustrent le “tremblement” de la Vierge. Pergolèse fait appel à une écriture fuguée pour le duo “Fac ut ardeat cor meum” et l’“Amen” final, mais son contrepoint rapide et fugace vise moins à démontrer son savoir-faire technique qu’à susciter l’enthousiasme.

Dans l’ensemble, le Padre Martini avait raison: la musique de Pergolèse est indéniablement inspirée de l’opéra. Mais son style mélodique distinctif est à l’origine d’une veine de mélancolie douce-amère qui parla directement aux auditeurs et au théâtre de l’imagination. S’il n’a peut-être pas été en mesure de donner à la Vierge autant de présence qu’un personnage d’opéra, Pergolèse a certainement été capable de la rendre plus moderne, moins médiévale, d’en faire une mère plutôt qu’un mystère. Avec ses rythmes terrestres, ses phrases mélodieuses et ses textures simples, la Vierge de Pergolèse nous apparaît accessible et sans affectation. Dans des airs et duos qui couvrent tout l’éventail des émotions, depuis la stupeur silencieuse, les larmes amères et la douleur physique, jusqu’à l’amour maternel, ses sentiments semblent profondément humains. Alors que la musique sacrée traditionnelle de l’époque visait avant tout à la solennité et la grandeur, le Stabat Mater de Pergolèse s’adresse à nos émotions intimes et fait appel à notre compassion pour une mère éplorée. Cela a sûrement contribué à sa popularité ininterrompue et à l’attrait que cette partition exerce encore aujourd’hui.

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Jean-Baptiste Pergolèse

Jean-Baptiste Pergolèse

Jean-Baptiste Pergolèse

Période Baroque

Né le 04 janvier 1710 à Jesi (Italie)

Décédé le 16 mars 1736 à Pouzzoles (Italie)

Malgré une existence très brève (il est mort à l’âge où d’autres commencent une carrière), Jean-Baptiste Pergolèse eut le temps d’affirmer sa valeur; il est un des génies les plus authentiques du pré classicisme italien. De tous les compositeurs vocaux du XVIIIème siècle, Pergolèse est certainement celui qui annonce le plus directement les réussites uniques de Mozart, aussi bien dans le domaine de la musique lyrique que dans celui de la musique sacrée. Le musicien de “La Serva Padrona” anticipe, sans l’étonnante profondeur psychologique, les belles pages de Cosi fan tutte, comme l’auteur du Salve, du Laudate et du Stabat laisse entrevoir le compositeur de la Messe en ut mineur ou de l’Ave verum.

Jean-Baptiste Pergolèse, Le préclassicisme italien

La famille des Draghi était originaire de la ville de Pergola; c’est pourquoi son plus illustre rejeton, né à Jesi dans la Marche, fut connu sous le patronyme de Pergolesi, après avoir quelque temps porté celui de sa ville natale… Jean-Baptiste Pergolèse était de santé délicate dès sa naissance; le dessinateur Leone Ghezzi, auquel on doit une savoureuse caricature du jeune maître, rapporte qu’il boitait en raison d’une très grave affection; on sait aussi qu’il fut le seul des quatre enfants de ses parents à survivre.

Après les premiers éléments d’éducation musicale reçus du violoniste Francesco Mondini et du maître de chapelle de la cathédrale de Jesi, Francesco Santi, Jean-Baptiste Pergolèse fut admis vers 1722 ou 1723 au célèbre conservatoire napolitain “dei Poveri di Gesù Cristo”, probablement grâce à un marquis mécène de Jesi, C. M. Pianetti. Parmi les maîtres qui le formèrent, il faut relever les noms de Gaetano Greco, Leonardo Vinci et Francesco Durante.

Jean-Baptiste Pergolèse avait vingt et un ans lorsqu’il termina ses études au conservatoire et fit présenter comme une sorte de “chef-d’œuvre”, au sens artisanal du mot, l’oratorio “La Conversione di San Guglielmo d’Aquitania’’ dans la cour du cloître S. Agnello: il révéla subitement un don d’invention mélodique tout à fait exceptionnel et déjà cette capacité de caractériser en quelques traits une situation qui est sans doute l’une des qualités principales des compositeurs lyriques authentiques. Le succès fut tel qu’il reçut immédiatement la commande d’un opéra pour la saison qui commençait au théâtre San Bartolemeo; cette Salustia est évidemment influencée par son maître Vinci, mais on y perçoit déjà tout ce qui fera le succès de ses partitions bouffes à venir.

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Jean-Baptiste Pergolèse Stabat Mater

Interprétation

  • Julia Lezhneva, soprano
  • Philippe Jaroussky, contreténor
  • Coro della Radiotelevisione svizzera, Lugano
  • I Barocchisti, Diego Fasolis
Philippe Jaroussky

Philippe Jaroussky

Philippe Jaroussky

Contreténor

Philippe Jaroussky est sans doute le contre-ténor français le plus important à avoir émergé de la première partie de ce 20e siècle. Il a surtout mis l’accent sur la musique ancienne, montrant une préférence notamment pour les œuvres de Monteverdi, Vivaldi, Haendel, et de nombreux compositeurs moins connus du XVIIe et XVIIIe siècle. Il a beaucoup joué et beaucoup avec son propre ensemble instrumental, Artaserse, ainsi qu’avec les grands chefs d’orchestre associés à la musique ancienne et baroque dont Jean-Claude Malgoire, René Jacobs et Jean Tubéry.

Philippe Jaroussky est né à Maisons Lafitte (nord-ouest de Paris), France, le 13 janvier 1978. Il étudie d’abord le violon et plus tard le piano plus tard. Il s’inscrit au Conservatoire de Paris, où il obtient un diplôme pour le violon et ce dans le département de musique ancienne. En 1996, Philippe Jaroussky commence ses études de chant avec la soprano Nicole Fallien et trois ans débute dans les festivals de musique de Royaumont et Ambronay, où il a chanté dans l’oratorio Sedecia, rè di Gerusalemme d’Antonio Scarlatti. Un enregistrement prit sur le vif fut distribué par Virgin et reçu un énorme succès

L’année suivante, Philippe Jaroussky chante dans la trilogie des opéras de Monteverdi : Orfeo, Il Ritorno d’Ulisse et Le Couronnement de Poppée et ce sous la direction de Jean-Claude Malgoire. En 2001, la carrière de Philippe Jaroussky décolle véritablement en France et à l’étranger: il chante Arbace de l’opéra Catone in Utica de Vivaldi et dans le Stabat Mater de Pergolèse.

L’ascension fulgurante du contre-ténor s’est poursuivie avec son interprétation de Nero dans l’Agrippine de Haendel au Théâtre des Champs Elysées à Paris en 2003. Dans les premières années du nouveau siècle, Philippe Jaroussky a créé son propre ensemble instrumental, Artaserse, ensemble qui se compose de cinq musiciens spécialisés dans les instruments anciens. Il a réalisé plusieurs enregistrements avec cet ensemble dont en 2005 dont un CD intitulé Vivaldi Virtuoso, Cantates, sous le label Virgin Classics, et en 2006 Beata Virgine de Bassani également pour Virgin Classics.

Diego Fasolis

Diego Fasolis

Diego Fasolis

Chef d’orchestre

Diego Fasolis est l’un des chefs d’orchestre des plus reconnu dans le répertoire de la musique baroque et la musique ancienne. Il est avant tout un chef de chœur et est surtout connu pour ses interprétations des cantates et autres œuvres sacrées de J.S. Bach. Son répertoire comprend également une grande partie des sorties sacrés d’Haendel, Palestrina, Vivaldi, Buxtehude et de nombreux autres compositeurs baroques. Diego Fasolis a également dirigé des concerts et des enregistrements de musique sacrée de Cherubini et Liszt et même quelques arrangements d’airs folkloriques de Beethoven. Il est un musicien aux multiples facettes; comme organiste, il a été actif et très prolifique en Europe et est reconnu pour son intégrale des œuvres Buxtehude, et son approche des œuvres de J.S. Bach, Mozart, Mendelssohn, Liszt et Franck. En outre, Diego Fasolis a également composé des musiques de films, des œuvres pour orgue et pour voix avec orchestre. Il a participé à plus de 50 enregistrements pour divers label comme EMI, Naxos, Chandos, Claves, Arts Musique, Amadeus, Divox.

Né en Suisse, Diego Fasolis a étudié la musique au Conservatoire de Zurich et à la Zurich Musik Hochschule. Ses professeurs les plus importants dans ses études furent Jürg Vintschger (piano), Erich Vollenwyder (orgue), Carol Smith (voix), et Klaus Knall (direction). Plus tard, il étudiera l’orgue à Paris avec Gaston Litaize ainsi que quelques master-classes à Crémone, avec Michael Radulescu, qui l’a familiarisé à la musique ancienne.

Le premier poste important de Diego Fasolis arrive en 1986 lorsque débute une longue relation avec la Radiotelevisione Svizzera di Lingua Italiana (RTSI) en tant que musicien et chef d’orchestre à temps partiel. En 1993, il a été nommé chef permanent, poste qui comprenait la supervision et la direction de plusieurs ensembles vocaux et instrumentaux servant sous le RTSI, parmi lesquels se trouvait le Coro della Radio Svizzera. En 1995, le chef d’orchestre fonde l’Ensemble Vanitas à Lugano, ensemble qui se consacre largement consacrée à musique baroque sur instruments anciens et il en reste le chef d’orchestre principal. En 1998, Diego Fasolis accepte le poste de chef principal d’un autre ensemble de musique baroque sur instruments anciens : I Barocchisti.

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Jean-Baptiste Pergolèse Stabat Mater

Interprétation

  • Julia Lezhneva, soprano
  • Philippe Jaroussky, contreténor
  • Coro della Radiotelevisione svizzera, Lugano
  • I Barocchisti, Diego Fasolis

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