Jan Dismas Zelenka Missa votiva

Jan Dismas Zelenka Missa votiva

Jan Dismas Zelenka Missa votiva ZWV.18

Composition

  • 1739

Mouvements

  • Kyrie
  • Christe eleison
  • Kyrie 2
  • Kyrie 3
  • Gloria
  • Gratias agimus tibi
  • Qui tollis
  • Qui sedes
  • Quoniam to solus sanctus
  • Cum Sancto Spiritu 1
  • Cum Sancto Spiritu 2
  • Credo
  • Et incarnatus est
  • Crucifixus
  • Et resurrexit
  • Sanctus
  • Benedictus
  • Osanna in excelsis
  • Agnus Dei
  • Dona nobis pacem

Interprétation

  • Collegium Vocale 1704,  Lenka Torgersen
  • Collegium Vocale 1704, Väclav Luks

Jan Dismas Zelenka Missa votiva

Il a quelque chose en commun avec le Quatuor à cordes N°15 en la mineur Op.132 de Beethoven et la Missa votiva de Zelenka : les deux sont des œuvres tardives écrites comme des prières en remerciement suite au rétablissement de chacun des 2 compositeurs après une grave maladie.

La Missa votiva fait partie d’un petit nombre d’œuvres liturgiques composées à la fin de sa vie par Jan Dismas Zelenka musicien originaire de Bohême qui est arrivé vers 1710 à la cour de Dresde ou il a été engagé comme violone à la Hofkapelle du roi de Pologne et électeur de Saxe, Auguste II. Au cours des années 1720, tout en occupant les fonctions d’instrumentiste, Zelenka a constamment composé, écrivant essentiellement de la musique d’Église de la cour de Dresde convertie depuis peu au catholicisme. A la mort du Kapellemeister de Dresde, Johann David Heinichen (1683-1729) Zelenka a pris la direction de la musique de cette chapelle royale, tâche à laquelle il s’est consacré inlassablement sans avoir ni le titre approprié ni la correspondante toutefois dans l’annuaire de la cour de Dresde de l’année 1732, Zelenka a été répertorié comme Contra-Basso & Compositeur. Dès 1733, il y figurait comme Compositeur titre transformé en Kirchen-Compositeur dans l’édition de 1735

La Missa votiva est liée à la santé de Zelenka qui avait connu au moins deux importantes périodes de maladie entre 1730 et 1740. Des années de travail intense avaient dû mettre à l’épreuve la santé de Zelenka, car, en 1733, à mort d’Auguste II et la succession de son fils et héritier Frédéric Auguste II qui finit par le rom d’Auguste III, roi de Pologne on trouve pour la première fois une référence à la maladie de Zelenka qui a sérieusement réduit ses capacités de compositeur pendant près de deux ans. Après avoir terminé la Missa Purificiatonis : BVM (ZWV 16) une messe vraisemblablement composée la cérémonie de Maria Josépha six mois après la naissance du Prince Carl, Zelenka a noté qu’il était très malade à l’époque où il écrivait cette messe, achevée en seulement dix jours.

Jan Dismas Zelenka Missa votiva,

Jan Dismas Zelenka Missa votiva,

Jan Dismas Zelenka, Missa votiva ZWV.18

Il a quelque chose en commun avec le Quatuor à cordes N°15 en la mineur Op.132 de Beethoven et la Missa votiva de Zelenka : les deux sont des œuvres tardives écrites comme des prières en remerciement suite au rétablissement de chacun des 2 compositeurs après une grave maladie.

La Missa votiva fait partie d’un petit nombre d’œuvres liturgiques composées à la fin de sa vie par Jan Dismas Zelenka musicien originaire de Bohême qui est arrivé vers 1710 à la cour de Dresde ou il a été engagé comme violone à la Hofkapelle du roi de Pologne et électeur de Saxe, Auguste II. Au cours des années 1720, tout en occupant les fonctions d’instrumentiste, Zelenka a constamment composé, écrivant essentiellement de la musique d’Église de la cour de Dresde convertie depuis peu au catholicisme. A la mort du Kapellemeister de Dresde, Johann David Heinichen (1683-1729) Zelenka a pris la direction de la musique de cette chapelle royale, tâche à laquelle il s’est consacré inlassablement sans avoir ni le titre approprié ni la correspondante toutefois dans l’annuaire de la cour de Dresde de l’année 1732, Zelenka a été répertorié comme Contra-Basso & Compositeur. Dès 1733, il y figurait comme Compositeur titre transformé en Kirchen-Compositeur dans l’édition de 1735

La Missa votiva est liée à la santé de Zelenka qui avait connu au moins deux importantes périodes de maladie entre 1730 et 1740. Des années de travail intense avaient dû mettre à l’épreuve la santé de Zelenka, car, en 1733, à mort d’Auguste II et la succession de son fils et héritier Frédéric Auguste II qui finit par le rom d’Auguste III, roi de Pologne on trouve pour la première fois une référence à la maladie de Zelenka qui a sérieusement réduit ses capacités de compositeur pendant près de deux ans. Après avoir terminé la Missa Purificiatonis : BVM (ZWV 16) une messe vraisemblablement composée la cérémonie de Maria Josépha six mois après la naissance du Prince Carl, Zelenka a noté qu’il était très malade à l’époque où il écrivait cette messe, achevée en seulement dix jours. Une fois rétabli et après avoir composé quatre œuvres majeures entre 1735 et 1737 (notamment deux oratorios, une messe et une sérénade de grande envergure, il est retombé dans un silence total, puisqu’on ne lui connait qu’une seule œuvre entre 1738 et 1739, un magnifique Miserere daté 1738 “12 Marti”. En 1738, il a également remanié une messe de l’organiste viennois Johann Georg Reinhardt. En 1739, Zelenka a surmonté une maladie d’une telle gravité qu’il a juré de composer une messe à sa guérison. Ce qui a donné lieu à la Missa votiva

La partition autographe de la Missa votiva est conservée à la Sächsische landesbibliothek Staats und Universitätsbibliothek (Dresde) mais les vingt-trois parties qui accompagnaient autrefois ce manuscrit de Dresde ont disparu depuis plus de cinquante ans. Deux exemplaires de cette messe qui datent du XVIIIème siècle sont conservées à Prague dans la collection de l’ordre des Chevaliers de la Croix à l’étoile rouge (Ordo Crucigerorurn cum stella rubea, Kreuzherren), ce qui atteste de l’existence d’échanges musicaux entres les compositeurs de musique d’église de Dresde et de Bohême. L’exécution de la Missa votiva dure plus d’une heure, ce qui en fait l’une des plus longues de Zelenka. Cependant, dans les parties conservées à Prague, on peut relever une coupure de la fugue du “Cruxifixus” et l’ajout du texte dans le mouvement précédent “Et incarnatus est” ce qui montre que le Credo avait été raccourci probablement pour des exécutions à Dresde et certainement pour Prague.

L’expression musicale profonde de la Missa votiva repose sur quatre voix solistes, Soprano, Alto, Ténor et basse. Zelenka devait penser aux castrats italiens de la Hofkapelle de Dresde pour les parties solistes de soprano et d’alto) et un ensemble choral à quatre voix, un pupitre de cordes composé des violons 1 et 2 avec altos, deux hautbois et un continuo comprenant orgue, violoncelle, contrebasse, bosson et s’il y en avait, un théorbe.

La Missa votiva se compose de cinq parties principales Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus et Agnus Dei. Zelenka a suivi le modèle de la messe à grande échelle qui avait vu le jour à Naples et qui fait alterner différents numéros, les parties principales de la messe y étaient encore subdivisées en mouvements (ou numéros) de style musical et d’écriture contrastés. Ainsi, la Missa votiva, qui se compose de vingt mouvements, comprend un mélange de chœurs de grandes envergures juxtaposés à des airs confiés à des voix solistes, de brèves Szenen (courts épisodes dramatiques dons lesquels voisinent un certain nombre d’éléments divers de techniques musicales et de figures rhétoriques musicales) et des chorals fugués. On trouve côte à côte des styles musicaux très différents les uns des autres des mouvements choraux dans le style du concerto, des mouvements composés dans le stile antico ou des airs dignes des opéras les plus récents.

Le “Christe eleison” est un grand chœur construit autour d’idées musicales articulées dons la ritournelle instrumentale initiale un premier thème, un passage séquentiel et une cadence finale à laquelle on parvient grâce à l’une des figures de rhétorique musicale préférées de Zelenka “le passus duriusculus”, où l’intervalle de quarte majeure est masqué dans une descente chromatique, menée ici avec vigueur par l’ensemble de l’orchestre à l’unisson. On entend à nouveau cette figure dans le duo “qui tollis peccata mundi” et sur le mot “Jesu” dans le “Quoniam tu solus Sanctus”, le “Christe eleison” est un air pour soprano solo avec instruments. On y trouve de nombreux éléments du style galant lyrique, notamment des points de cadence pour la soprano solo, une grande variété de caractéristiques rythmiques du style galant (syncopes, passages de triolets) et une abondance d’instructions destinées à l’exécution instrumentale qui font toutes allusion à l’exécution musicale sophistiquée et disciplinée qui faisait la renommée de la Hofkapelle de Dresde. Viennent ensuite deux “Kyrie”, le « Kyrie II » de douze mesures, qui est une introduction tutti au « Kyrie III », version écourtée du mouvement initial.

Zelenka a structuré en sept mouvements le “Gloria” de la Missa votiva, le chœur initial se caractérise par la force et le côté moteur de la première ritournelle, dont les idées principales comportent certains des moments musicaux les plus heureux de Zelenka. Le deuxième mouvement peut être considéré comme le cœur de cette œuvre car il est centré autour du texte “Gratias agimus tibi Domine“ (“Nous te rendons grâce Seigneur”) la gratitude de Zelenka pour sa guérison s’exprime dans une série de répétitions chorales du texte “Gratias agimus tibi” sur un accompagnement orchestral entraînant, qui interrompent le reste du texte de ce mouvement (‘’Domine Deus Filius Patris »). La structure de ce mouvement était presque certainement celle d’une messe de Domenico Sarro que Zelenka a arrangé pour une exécution à Dresde, la nommant “Missa Adjutorium nostra in nomine Domini”. Certains éléments musicaux du “Christe eleison” reviennent dons l’air de soprano “Qui tollis”, alors que le texte “Qui sedes ad dexteram Patris” est composé comme une Szene en trois sections, avec un unisson vocal dans la section médiane. “Quoniam tu solus Sanctus” est un air de bravoure pour basse solo. On entend ici de grands mélismes, qui font penser à une invocation sur le nom de “Jesu”. Un court passage de seize mesures où les voix avec les instruments déclament le texte ‘’Cum Sancto Spiritus in gloria Dei Patris, Amen » introduit la fugue conclusive sur le même texte.

Zelenka utilise des figures musicales (ou descriptions imagées) qui animent constamment les professions de foi d’un bout à l’autre des quatre mouvements du “Credo” de la Missa votiva, le premier est écrit pour chœur et orchestre, le chant étant utilisé comme cantus firmus du début à la fin “Et incomotus est” est un air pour alto solo accompagné par les violons et les altos en sourdine, alors qu’une figure en forme de croix (un chiasme) fait l’objet d’une fugue stricte dons le stile antico pour le “Cruxifixus”. Des figures instrumentales précipitées et ascendantes introduisent “Et resurrexit”, un mouvement choral concertant qui mène directement à la fugue “Et vitam venturi saeculi…Amen“. Après le chœur du “Sanctus”, vient le “Benedictus” composé comme un air pour soprano solo. Le dernier mouvement de cette section “Osanna in excelsis”, une fugue, a été à nouveau utilisé par Zelenka l’année suivante dans sa Missa Dei Patris (ZWV.19). La Missa votiva s’achève sur l’“Agnus Dei”, mouvement choral en trois sections ; suivi du “Dona nobis pacem”. Ici, Zelenka reprend la musique de l’ensemble du premier mouvement, le “Kyrie 1” créant ainsi une arche qui donne à cette œuvre noble une impression de gronde cohésion.

La Missa votiva est l’une des grandes messes composées par Zelenka ou cours des dernières années de sa vie. Après avoir eu-il cette œuvre, il a entrepris un grand projet de composition en 1740, à l’âge de soixante et un ans, avec un cycle de six messes, les Missae ultimae. Mais il n’a pas pu mener ce projet à bien, car il a été constamment malade pendant plus de dix mois. Zelenka est mort à Dresde dons la soirée du 22 décembre 1745 et a été enterré deux jours plus tard au cimetière catholique de Friedrichstcadt, un quartier qui s’était développé depuis peu, attenant à la veille ville de Dresde.

Jan Dismas Zelenka, Compositeur

Jan Dismas Zelenka

Jan Dismas Zelenka

Période Baroque

Né le 16 octobre 1679 à Louňovice (Tchécoslovaquie)

Décédé le 23 décembre 1745 à Dresde (Allemagne)

Jan Dismas Zelenka est un compositeur bohémien de l’époque baroque. Avec le Père Cernohorsky, il est considéré comme le plus important compositeur de la période baroque tchèque.

Jan Dismas Zelenka est le fils d’un maître d’école et organiste de Louňovice, petite ville marchande au sud-est de Prague. On connaît peu de choses de ses jeunes années bien qu’on pense qu’il fut instruit au collège Saint-Clément, des jésuites de Prague où il aurait pu recevoir sa formation musicale. En 1709, Jan Dismas Zelenka joue dans l’orchestre de la cour du baron (qui deviendra comte) Ludwig Joseph von Hartig, gouverneur impérial de Prague. Il obtient en 1710 un poste de joueur de violone dans l’orchestre royal à la cour d’Auguste le Fort (roi de Pologne et électeur de Saxe).

Sa carrière de compositeur s’amorce en 1711, quand il compose sa première messe, la Missa Sancta Caeciliae, ZWV.1. En 1715, Jan Dismas Zelenka part étudier le contrepoint à Vienne avec le célèbre théoricien Johann Fux et, à Venise, travaille avec Antonio Lotti. De retour de Vienne en 1719, hormis quelques voyages occasionnels à Prague et Varsovie, Zelenka demeure jusqu’à la fin de ses jours à Dresde. À la fin de sa vie, il enseigne au théoricien Joseph Riepel.

Après sa mort, survenue en 1745, Jan Dismas Zelenka est enterré dans l’ancien cimetière catholique de Dresde.

Jean-Sébastien Bach l’estimait et le connaissait personnellement. Bien que proche de celle de Bach par la forme, son inspiration est tout de même fondamentalement différente. Si le grand maître luthérien de Leipzig embrasse le monde de sa sérénité, son homologue catholique de Dresde navigue dans des eaux plus introspectives et passionnées, d’un grand génie dans l’expression émotionnelle.

Jan Dismas Zelenka Missa votiva

Période Baroque

Interprétation

  • Collegium Vocale 1704,  Lenka Torgersen
  • Collegium Vocale 1704, Václav Luks
Václav Luks, Chef d'orchestre

Václav Luks

Václav Luks

Chef d’orchestre, Cor français, Clavecin

Le chef d’orchestre tchèque, joueur de cor français, claveciniste, Václav Luks a étudié au Conservatoire de Plzeň et à l’Académie des arts et du spectacle à Prague. Il a pleinement développé sa passion pour la musique ancienne et en étudiant à la Schola Cantorum Basiliensis en Suisse, les techniques pianistiques au clavier dans les studios de JA Bötticher et JB Christensen. Dans son parcours professionnel on le rencontre comme co-fondateur de l’octuor à vent Amphion, il a honoré quelques prestations de cor solo à l’Akademie für Alte Musik Berlin. Après son retour en République tchèque, en 2005 Václav Luks transforme l’ensemble Collegium 1704 en un ensemble travaillant le répertoire baroque à temps plein. L’orchestre s’est forgé une très belle réputation dans l’univers de la musique ancienne, non seulement comme un exceptionnel interprète de la musique orchestrale et de chambre, du cor français, du clavecin. Il est aussi exceptionnellement doté d’un très grand ressenti pour l’interprétation des œuvres de ces anciens maîtres parmi lesquels on trouve Jan Dismas Zelenka, Jean-Sébastien Bach et George Friedrich Haendel. En tant qualité de soliste ou membre de divers ensembles de musique de chambre, Václav Luks est apparu sur de nombreuses scène importante en Europe et ‘à l’étranger. Il est régulièrement invité à coopérer avec les principaux orchestres européens pour apporter sa lecture, son interprétation de la musique baroque. Václav Luks collabore régulièrement avec l’Akademie für Alte Musik Berlin, La Cetra de Bâle. En dehors des concerts, Václav Luks exécute une intensive recherche sur les sources musicales de la République tchèque, en Autriche et en Allemagne et étudie les sources du jeu de continuo basso sur divers clavecins d’époque. Il a enseigné à l’Académie des Arts du Spectacle à Prague de 1996 à 1999, à l’Université de Musique et Théâtre Felix Mendelssohn-Bartholdy de Leipzig de 2001 à 2003 pour ensuite travailler avec l’Académie Janáček de la musique et arts de la scène à Brno.

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  • Jan Dismas Zelenka Missa votiva

Interprétation

  • Collegium Vocale 1704,  Lenka Torgersen
  • Collegium Vocale 1704, Václav Luks

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